La chauve souris géante ou “renard volant”

Considérée comme disparue à la Réunion depuis des années, c’est portée par les vents de Maurice que la roussette s’est paisiblement réinstallée sur l’île intense en 2007. Découvrons ensemble cette curieuse espèce de chauve-souris géante.

Qu’est-ce que la Roussette Noire des mascareignes ?

Originaire du trapèze des mascareignes (endémique de l’île de Rodrigues), la Roussette noire vit dans toutes les îles de l’océan indien, mais plus particulièrement dans les forêts tropicales de l’île Maurice et à l’Est de l’île de la Réunion.

Mesurant en moyenne 35 cm, son envergure, ailes déployées, peut atteindre 90 cm. Elle vit jusqu’à 30 ans en captivité ! La Roussette noire (ou Roussette de Rodrigues) vit perchée dans les branches d’arbres des forêts tropicales et préfère sortir au crépuscule ou à l’aube.

Très utile au sein de l’écosystème Mauricien, les roussettes recrachent les pulpes et les graines des fruits qu’elles consomment et aident ainsi à produire de nouvelles plantes.

On estime leur population à 20 000 individus au total dont seulement une colonie de 50 individus à la Réunion (en 2018). Ces chiffres ont valu à la Roussette noire une place sur la liste rouge des espèces menacées établie par l’UICN…

Pourquoi est-elle menacée ?

Comme pour beaucoup d’espèces, c’est la déforestation mais également la chasse qui a fait considérablement diminuer le nombre d’individus. En effet, ces petits mammifères sont frugivores et posent problème dans certaines exploitations de fruits et légumes de Maurice.

Les roussettes sont en effet à l’origine de la destruction de 10 à 25 % des fruits des vergers commerciaux, et entre 60 et 80 % des fruits provenant des arrière cours. Pas étonnant lorsque l’on sait qu’une roussette noire adulte peut consommer quotidiennement 2,5 fois son poids en fruits…

Dans les années 70, on estime à 1 000 le nombre de roussettes tuées chaque année. Quelques années plus tard, elles sont victimes d’un cyclone tropical qui décime une grande partie de l’espèce.

Désormais, l’espèce fait l’objet de réglementations très strictes, ce qui n’a pas empêché le gouvernement Mauricien de programmer plusieurs campagnes d’extermination en 2015, 2016 et 2020. Si 13 000 individus supplémentaires venaient à disparaître, la survie de l’espèce serait alors grandement menacée… Dans ce contexte, La Réunion ressemble alors à un refuge pour ces dernières espèces chassées de leur île natale. 

Dans les autres îles du trapèze, d’autres espèces endémiques vivent à l’état sauvage. Des espèces incontournables à découvrir lors de votre voyage dans le trapèze, mais ce ne sont pas les seules merveilles à voir : faites un tour de ces lieux idylliques à découvrir de toute urgence !

Sources :


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