4,3 milliards de dollars pour transformer le pays

Organisé par le gouvernement comorien à Paris fin 2019, l’événement destiné à financer le PCE, un plan de développement pensé sur 10 ans pour l’archipel, a réuni bailleurs et investisseurs privés qui ont honoré près de 2/3 tiers des promesses de dons et de crédits.

Les Comores ont besoin d’aide !

Les Comores ont un fort potentiel de développement, notamment d’un point de vue touristique avec une nature époustouflante. Mais l’archipel souffre d’un manque de moyens qui le paralyse. Dans les trois îles que compte l’archipel (Grande Comore, Anjouan et Mohéli), plus de 44 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

« Notre objectif est d’arriver d’ici à 2030 à 8% de croissance. Si nous parvenons à mettre en place des projets structurants, nous pourrions d’ici à 2030 créer 20 000 emplois » déclare le ministre de l’économie et porte-parole du gouvernement comorien, Houmed Msaidié. Un véritable défi pour l’archipel dont la croissance a été de moins de 3% en 2018 et dont un tiers des jeunes de 15 à 35 ans ne sont pas scolarisés ou sans emploi.

Déjà à l’origine de levées de fonds qui n’ont abouti à aucun des projets annoncés en 2005 et 2010, le gouvernement actuel pourrait bien faire changer la donne car il se veut rassurant. « Avec ce PCE, nous percevons maintenant une attitude beaucoup plus sérieuse de la part des Comores pour essayer d’avancer son développement en ayant une stratégie d’inclusion économique plus ouverte et transparente », assure Mark Lundell, directeur des opérations de la Banque mondiale pour les Comores.

L’agroalimentaire et le tourisme dans le viseur

La richesse des Comores provient essentiellement de l’agriculture : elle représente 49% du PIB national et 80% des emplois ! Parmi les exportations, la vanille, l’ylang-ylang et le girofle sont les plus récoltés notamment pour leur parfum et leurs nombreuses utilisations en tant qu’huile essentielle. Mais comme tout pays dont l’économie repose sur l’exportation de matières premières, les fluctuations du marché rendent l’économie très volatile.

Quant au tourisme, il est très faible sur l’île (28 000 visiteurs, c’est 50 fois moins qu’aux Maldives, les îles voisines). Pour cause, le manque d’infrastructures principalement, car l’île verdoyante regorge de richesses naturelles très recherchées par les touristes. Mais difficile de voyager lorsqu’on ne dispose pas d’un pied-à-terre pour la nuit ! 

L’insertion des jeunes et la réduction des flux migratoires importants vers Mayotte sont également au programme avec les 150 millions d’euros offerts par la France.

Un premier projet concret en novembre 2020

Dans le cadre du projet « Renforcement des capacités en matière de développement et de gestion du tourisme durable pour le patrimoine mondial aux Comores » lancé le 15 octobre dernier, l’UNESCO et le Centre national de la documentation et de la recherche scientifique (CNDRS) ont organisé un premier atelier de formation du 2 au 5 novembre 2020.

Un deuxième atelier est d’ailleurs prévu pour finaliser le plan de tourisme durable en 2021.

Découvrez le tourisme dans les autres îles des mascareignes.

Sources : 

Catégories : Les Comores

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