Une biodiversité étonnante 

La semaine dernière, nous vous avons fait découvrir la faune exceptionnelle qui a élu domicile dans le trapèze des mascareignes. Aujourd’hui, place à la flore ! Les îles de l’Océan Indien sont reconnues pour leurs forêts tropicales abritant souvent une végétation dense et luxuriante. Pourtant, d’une île à l’autre, elle est parfois bien différente. La roche constituant l’île, son ancienneté, le climat et la faune jouent un rôle crucial dans la prolifération d’espèces végétales ou, au contraire, accélèrent leur disparition.

Le baobab, emblème malgache par excellence !

Madagascar est la seule île du trapèze à être née du continent africain. L’île résulte de la dérive des continents qui a eu lieu il y a 120 millions d’années. C’est ce qui explique sa faune et flore peu semblable à ses voisines.

Le baobab compte 8 espèces au monde : si le plus connu est le baobab africain, sachez que 6 des autres espèces de baobabs sont endémiques à Madagascar ! On comprend mieux pourquoi c’est devenu l’emblème de l’île…  

Presque entièrement constitué d’eau, sa composition lui permet de prospérer malgré le climat malgache. Leur tronc peut atteindre jusqu’à 9 mètres de diamètre et 30 mètres de haut ! La légende raconte même que sa forme inédite et ses branches ressemblant à des racines viennent de sa plantation inversée. En effet, ces branches seraient en fait… des racines !

Si vous souhaitez découvrir le baobab dans son milieu naturel, rendez-vous à Madagascar, à 19 km de Morondava. Vous y découvrirez l’unique forêt de baobabs au monde avec une douzaine d’arbres majestueux vieux de 800 ans !

=> Le saviez-vous ? Environ 83 % des plantes de Madagascar sont endémiques à l’île. Parmi cette flore endémique, 85% des 900 espèces d’orchidées malgaches sont uniques à Madagascar ; tout comme environ 200 espèces de palmiers, six espèces de baobabs et des espèces emblématiques comme l’arbre du voyageur et la pervenche de Madagascar.

L’arbre du voyageur mérite aussi son quart d’heure de gloire. Surnommé ainsi pour sa sève abondante et potable censée “désaltérer le voyageur” de passage dans l’île, l’arbre du voyageur est en fait plus proche du palmier. Implanté sur des sols frais et humides, ils sont présents surtout sur la face orientale de l’île. Ce sont d’ailleurs les lémuriens et les chauve-souris qui en assurent la pollinisation !

Flore des mascareignes : espèces d’arbres endémiques

Le Bois Puant. Endémique de La Réunion et Maurice, cet arbre protégé est à présent très rare en raison de sa faible régénération naturelle et son exploitation abusive ces dernières années.  Il peut atteindre jusqu’à 20 mètres de haut.

Le Benjoin. Endémique des Mascareignes, il est également assez rare car très exploité par le passé. Heureusement, des professionnels s’attachent à en replanter. Allant jusqu’à 25 mètres de haut, ses branches étagées forment un feuillage dense. Le Benjoin est utilisé en construction, mais aussi en sylviculture, pour l’ameublement et par les tisaneurs qui utilisent son écorce.

Le Bois d’Olive. Arbre indigène des Mascareignes, le Bois d’Olive noir est lui endémique de la Réunion. Arbustes aux troncs clairs et épais, leur diamètre n’excède pas 30 cm. Il produit un fruit noir ressemblant fortement aux olives et est utilisé pour l’ébénisterie.

Arbre endémique des mascareignes
Arbre endémique des mascareignes

Le Bois de Rempart. Endémique des Mascareignes, c’est une plante indigène qui participe à la colonisation préforestière naturelle des coulées de lave du Piton de la Fournaise (Réunion). Mesurant jusqu’à 20 mètres de hauteur, son feuillage est diffus et ses fleurs très esthétiques. Mais attention, il est très toxique et utilisé en pharmacologie pour le soin des plaies.

Le Corce Blanc ou Bois de Bassin. Endémique de la Réunion et de Maurice, cet arbre géant est recouvert d’une écorce blanche (d’où son nom) et peut atteindre 30 mètres de haut. Autrefois utilisé en sylviculture, désormais l’espèce est en voie d’extinction : les seuls arbres restants sont situés dans des réserves protégées.

Le Grand Natte. Endémique des Mascareignes, cet arbre au tronc élancé et au feuillage dense peut mesurer jusqu’à 25 mètres. On ne l’utilise que pour la menuiserie d’intérieur.

Le Mahot. Certaines espèces sont endémiques des Mascareignes, d’autres typiques de la Réunion. C’est le cas des mahots rouges, roses, noirs, bleus, blancs et petits mahots. Parfois très rares, ils mesurent jusqu’à 10 mètres de haut.

Le Palmiste Rouge. Palmier endémique des Mascareignes, il est devenu très rare à l’état sauvage car son coeur est très consommé et cuisiné… Certaines espèces de Palmistes (Noir, de Roussel) sont aujourd’hui en danger critique d’extinction.

Le Tan Rouge. Endémique des Mascareignes, le Tan Rouge mesure une dizaine de mètres et se ramifie à 3-4 mètres pour former un feuillage dense. Il est utilisé en menuiserie et charpente mais également par les apiculteurs qui en extraient du miel vert.

Le Vacoa. Endémique des Mascareignes, il se caractérise par ses racines-échasses en forme de dôme. Son fruit est consommé et cuisiné par les réunionnais : le Pimpin. Emblématique, on lui trouve de nombreuses utilisations : brise-vent, tuteur pour la culture de la vanille, cuisine, confection d’objets artisanaux…

Le Zévi Marron ou Bois Blanc Rouge. Endémique de Maurice ou de la Réunion, il a pourtant déserté Maurice et subsiste difficilement à la Réunion. Il est utilisé par les tisaneurs pour son écorce, mais son bois est préservé car les graines se font rares.

Vous voulez en savoir plus sur le trapèze des mascareignes ? Découvrez la faune des mascareignes, la cuisine et gastronomie des îles ou encore les immanquables lieux du trapèze

Sources : 


0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *